Le rôle de Frank Saulnier dans le projet « Centre culturel Marie-Anne-Gaboury »
Je portais plusieurs chapeaux. A l'époque, j'étais bailleur de fonds et j'avais des responsabilités au Ministère. Au nom du gouvernement, je signais des contrats avec la communauté francophone. Je n'ai donc pas pu participer à un conseil d'administration d'un organisme qui recevait des fonds de mon Ministère. C'était impossible pour moi de faire ça. J'ai donc joué un rôle de consultant général. Je n'étais pas en mesure de faire formellement partie des organismes qui prenaient les décisions au sujet du Centre. C'était bon pour moi parce que j'avais la capacité interne de voir au moins à ce que les dossiers qui passaient sur la table soient évalués objectivement comme les autres projets. Mais il y a eu des occasions où des projets ont été acceptés - le Centre est un - et parfois, il a fallu donner priorité à d'autres gens. Je n'aurais pas pu faire mon travail selon l'éthique de mon Ministère si, en même temps, j'avais fait partie d'un conseil d'administration qui prenait des décisions.